Dans le dossier de l’IL N°14 de décembre, nous rappelions la préoccupation du pape François de ne pas voir l’Eglise vivre « repliée sur elle-même et pour elle-même ».
Sur les cinq continents où se situent l’ensemble des communautés catholiques francophones, nous sommes susceptibles de rencontrer des religions que nous connaissons mal.
Dans cet esprit d’ouverture, il nous a semblé utile de rappeler quelques fondamentaux des trois religions non chrétiennes les plus couramment côtoyées.

 

QUELQUES TRAITS FONDAMENTAUX DE L’ISLAM

Islam

 

 

 

 

 

 

L’essentiel du message de l’Islam porte sur la foi en l’unicité de Dieu et une morale du comportement. On y trouve des références aux cinq piliers ainsi que des indications orientant l’action sociale, économique ou politique. L’essentiel de l’enseignement musulman se trouve dans le livre saint : le Coran.

Dans la tradition musulmane  le Coran n’est pas une production humaine, mais la parole de Dieu transmise à Mahomet par l’archange Gabriel. Selon la tradition musulmane, le Coran s’est transmis originellement de manière orale avant d’être codifié entre 644 et 646, soit douze ans après la mort de Mahomet. Mais, pour certains historiens, différents éléments donnent à penser que le Coran actuel serait le fruit d’une longue élaboration. L’étude, tant paléographique que philologique, des inscriptions épigraphiques, des premières traces de langue arabe et des premiers exemplaires du Coran permettent d’affirmer que les premiers exemplaires du Coran sont rédigés en arabe d’Arabie Pétrée (Syrie, Jordanie, Iraq actuelles). Le Coran n’aurait donc pris naissance ni à La Mecque, ni à Médine mais plus au nord.

Si la prédication d’une nouvelle doctrine se développe du vivant de Mahomet, le dogme ne s’est développé qu’à partir de la seconde moitié du viie siècle. Ce développement dogmatique serait lié à la séparation de l’islam en divers courants : sunnisme, chiisme et kharidjisme. Ces divisions ont entraîné une grande diversité doctrinale. Cette réflexion permit de répondre aux questions, contradictions et problèmes posés par le texte coranique et permit de définir l’orthodoxie représentée par le courant sunnite. Les autres étant considérés comme des schismatiques hérétiques en quelque sorte…

Le principal objectif de Mahomet était de convaincre ses contemporains polythéistes de ne vénérer qu’un seul Dieu. Cette affirmation du monothéisme se retrouve dans la profession de foi du musulman, et constitue le premier des cinq piliers de l’islam : « Il n’y a d’autre Dieu que Dieu et Mahomet est son Prophète. »

Les cinq piliers de l’islam constituent les obligations et les préceptes fondamentaux de l’islam, obligatoires pour tous les musulmans.

  • Premier pilier : chahada, unicité de Dieu et reconnaissance du rôle de Mahomet,
  • Deuxième pilier : salat, accomplissement des cinq prières quotidiennes,
  • Troisième pilier : saoum, jeûne du mois de Ramadan, 9e mois du calendrier lunaire,
  • Quatrième pilier : zakat, prélèvement destiné aux pauvres
  • Cinquième pilier : hadj, pèlerinage à la Mecque, au moins une fois dans la vie, si les conditions physiques et matérielles le permettent.

Religion très dépouillée, l’islam n’a pas de liturgie mais des pratiques codifiées dans des recueils de traditions et d’usages venant de Mahomet dont l’imitation constitue, en effet, la règle à suivre. Des ouvrages spécifiques, fondés sur la tradition orale, énoncent les actes, gestes et paroles légalement qualifiés d’obligatoires, d’interdits, de blâmables, de recommandés et d’indifférents, conformément à ceux de Mahomet, tels qu’ils ont été enregistrés par ses compagnons et ensuite fixés par écrit. Du point de vue des mérites, ces actes, gestes et paroles sont classés en trois catégories : ceux que Mahomet a accomplis publiquement et à plusieurs reprises mais sans demander expressément qu’on l’imite en cela ; ceux qu’il aimait faire, régulièrement ou non, mais sans limitation de nombre ; ceux qu’il aimait faire, mais en son particulier et dont le nombre est limité (telle la prière de deux inclinations à l’aube). Ainsi, l’imitation de Mahomet et de ses compagnons, censés l’avoir imité, ont été érigées en règle de conduite et de nombreux auteurs se sont appliqués à faire ressortir du Coran, de la vie de Mahomet, de ses paroles et de ses gestes le modèle du parfait musulman.


UNE APPROCHE DE L'HINDOUISME

Hindouisme

 

 

 

 

 

 

Les hindous sont polythéistes, ils croient en plusieurs dieux qui sont eux-mêmes les différentes facettes d’une seule entité, le brahmane. Il y a trois divinités principales : Brahma, Vishnou et Shiva. Brahma est le créateur du monde, il a quatre têtes pour pouvoir tout voir, tout savoir et tout connaître. Vishnou signifie est une divinité protectrice. Le rôle de Shiva est de transformer, détruire pour reconstruire. L’hindou croit en la réincarnation dont le cycle doit être brisé pour qu’il puisse enfin être libéré totalement de toute forme de souffrance.

Dans l’hindouisme, Bouddha est considéré comme une des nombreuses manifestations de Vishnou. Dans les textes sacrés, il est le vingt-quatrième des vingt-cinq avatars, préfigurant une prochaine incarnation finale. Dans l’hindouisme, Bouddha est considéré comme une des nombreuses manifestations de Vishnou. Dans les textes sacrés hindouistes, il est le vingt-quatrième des vingt-cinq avatars, préfigurant une prochaine incarnation finale.

L’hindouisme considère qu’il existe quatre buts à l’existence humaine. Les désirs humains étant naturels, chacun de ces buts sert à parfaire la connaissance de l’homme puisque, par l’éveil des sens et sa participation au monde, il en découvre les principes. Cependant, l’hindou doit se garder d’en être prisonnier, sous peine d’errer sans fin dans une réincarnation dans un cycle de souffrance.

Premier but : dans la mythologie hindoue, le dieu Amour, est la source de la création. L’homme et la femme s’unissent et recréent l’unité divine. Le plaisir doit être dirigé dans le but de la connaissance et ne doit pas devenir un mode de vie qui conduirait à accomplir des actes immoraux.

Second but : la prospérité matérielle. Par le fruit de son travail, l’homme doit participer à la société en se créant un patrimoine et des relations. Néanmoins, il doit veiller à ne pas se faire abuser par le charme d’une vie d’aisance, mais doit en retirer un enseignement.

Troisième but : le devoir. Le sens du devoir permet à l’homme de poursuivre sa vie sur le droit chemin, en se conformant au droit et à la morale qui sont transcrits dans les textes sacrés.

Quatrième but : ladélivrance. Parvenu à un certain degré de sagesse, l’hindou recherche la libération du cycle des réincarnations. Il y parviendra notamment par la pratique du yoga. D’après la tradition hindoue, l’homme qui a manqué sa délivrance doit parcourir un cycle de 8 400 000 renaissances dans d’autres conditions que la condition humaine avant d’y accéder à nouveau. Néanmoins, il ne faut pas oublier que pour l’hindouisme, grâce à la dévotion, même un animal peut atteindre la délivrance grâce à sa dévotion envers une divinité. La conquête de cette liberté absolue constitue le but de toutes les philosophies et de toutes les techniques mystiques indiennes.

La société hindoue est traditionnellement divisée à partir de quatre grandes classes, basées sur la place que l’homme a dans le rituel religieux et l’exercice de la profession :

  • les Brahmanes : les prêtres, le clerc enseignant qui professent le Brahman (d’où leur titre)
  • les Kshatriyas : les guerriers, les rois et les administrateurs (qui protègent les Brâhmanes et la réalisation des quatre buts des créatures )
  • les Vaishyas : les paysans, commerçants et artisans (qui cultivent richesses matérielles en prêtant allégeance aux valeurs brahmaniques)
  • les Shudras : les serviteurs (ceux qui obéissent aux trois classes supérieures considérées comme dvija, « deux fois nés ») ; les enfants de Brâhmanes sont considérés comme Shudra tant qu’ils n’ont pas assimilé les textes sacrés, reçu l’initiation.

L’hindouisme prescrit des devoirs universels, tels que l’hospitalité, s’abstenir de blesser les êtres vivants (non-violence), l’honnêteté, la patience, la tolérance, la compassion, le contrôle de soi, la charité et la bienveillance.

Le principe du devoir recommande la non-violence et le respect pour toute vie, humaine et animale, et même végétale. Le terme de non-violence signifie, dans son sens strict, « non-nuisance à l’égard de tous les êtres vivants ou respect de la vie sous toutes ses formes ». Il est synonyme de compassion, de générosité.

Cette pratique non-violente dans l’hindouisme est en lien étroit avec le végétarisme et la doctrine de la réincarnation des âmes qui pousse à voir comme un égal à soi-même tout ce qui vit : « la viande des animaux est comme la chair de nos propres fils »

Selon l’hindouisme, du fait qu’il y a une infinité d’univers et que le cycle des réincarnations est sans commencement, tous les végétaux et animaux sont tous d’anciens humains qui n’ont pas réussi à accéder à la délivrance. Naître humain est donc vu comme une chance rare à ne pas gaspiller en désirs et actes égoïstes qui perdent l’homme dans le cycle de la souffrance.

On peut constater que dans la plupart des villes saintes hindoues, il existe une interdiction de tous les aliments non-végétariens et de tous les alcools, et une interdiction légale existe même sur l’abattage de vaches dans presque tous les États de l’Inde.  La plupart des hindous voient la vache comme le meilleur représentant de la bienveillance de tous les animaux — puisqu’elle est l’animal le plus apprécié pour son lait, elle est vénérée comme une mère.

Les pratiquants effectuent de nombreux rituels qui leur permettent au quotidien d’exprimer et de rythmer leur vie religieuse. Au-delà des rituels, ils passent de longues heures à méditer et prier leurs divinités. Les rituels peuvent être des offrandes, des purifications (ablutions, jeûne), la récitation de prières. Parmi les cérémonies, on peut citer la puja (rite quotidien d’adoration et d’offrande) et le homa (rituel de purification par le feu). Les rituels peuvent se faire dans les temples mais les pratiquants ont aussi à leur domicile un endroit consacré comportant un autel, pour la réalisation de leurs rituels. Dans les temples l’un des rituels consiste également en danses sacrées.


UNE APPROCHE DU BOUDDHISME

Boudhisme

 

 

 

 

 

 

 

 

Le bouddhisme existe depuis plus trois millénaires. Il est la manifestation de l’existence du Bouddha, de son enseignement (Dharma) et du Sangha (monachisme). Ce sont les trois éléments les plus importants du bouddhisme. Le mot « Bouddha » vient du mot « Bodhi » qui veut dire Sagesse. Un Bouddha est une personne complètement éveillée, une personne qui a atteint la perfection totale. Comme il y a eu une infinité de personnes qui ont déjà atteint la perfection, il y a donc une infinité de Bouddhas. Le dernier Bouddha qui s’est fait connaître sur la terre, est le Bouddha Sakyamouni, le fondateur du bouddhisme actuel, né vers l’an 563 avant J.C. dans un petit pays au Nord de l’Inde, près de l’Himalaya et du Népal actuel. Son père était le roi Sakya Souddhodana, dont le palais était dans la citadelle de Kapilavastou. Sa mère, la reine Maya, mourut sept jours après sa naissance. Sa tante Prajapati, devenue reine, s’occupait de lui et l’aimait comme son propre fils. Il était alors connu comme prince héritier Sakya Siddharta. Il fut marié à la princesse Yasodara, fille du roi Souprabouddha, et ils eurent un fils, Rahoula. A 29 ans, il quitta le palais royal pour mener une vie d’ascète sous le nom de Gautama, à la recherche d’un remède pour guérir les souffrances humaines. A 35 ans, il reçut l’illumination alors qu’il était en méditation au pied de l’arbre Bodhi, et devint le Bouddha Sakyamouni. Il passa le reste de sa vie à voyager et à prêcher sa doctrine. Il eut jusqu’à 1250 disciples fervents dont une partie avait tout quitté pour constituer autour du grand maître, la première communauté bouddhiste, le Sangha. Il mourut à l’âge de 80 ans à Kusinagara.

Qu’est-ce que le Sangha ?

Toute communauté formée de plus de quatre disciples fervents du bouddhisme et qui ont reçu l’ordination majeure, qui suivent l’ensemble des règles pour mener une vie pure et harmonieuse selon l’enseignement du Bouddha. Ces moines doivent servir d’exemples et de guides pour aider les autres à comprendre la doctrine (Dharma) et à suivre le bon chemin qui mène au vrai bonheur. Dans le Sangha, il y a des moines et des moniales (hommes et femmes).

Quel est l’enseignement du Bouddha ?

L’enseignement du Bouddha (Dharma) se base sur l’observation du fait que la vie est souffrance ; puis sur la recherche de la cause profonde de cette souffrance : l’ignorance. Ensuite sur son expérience personnelle d’une vie bienheureuse sans souffrance ; et enfin sur les méthodes pratiques pour mettre fin à cette souffrance par la purification et la méditation.

Le Bouddha a enseigné une multitude de méthodes qui peuvent se résumer ainsi : il faut se purifier pour pouvoir se concentrer, il faut se concentrer pour pouvoir méditer et développer sa sagesse. Quand la sagesse est pleinement développée, il n’y aura plus de souffrance. C’est alors le vrai bonheur universel et non plus un bonheur relatif et temporaire. Le Bouddha nous apprend son expérience personnelle, les épreuves qu’il a traversées, les méthodes pratiques qu’il a expérimentées, les connaissances successives qu’il a acquises, le chemin qu’il a suivi. Il assure qu’en suivant le même chemin, chacun peut devenir un Bouddha, un Bienheureux comme lui.

Le bouddhisme est-il une philosophie ?

Si la philosophie est l’amour de la sagesse, on peut dire que le bouddhisme est une philosophie, car la sagesse est la qualité la plus importante dans le bouddhisme, elle prédomine sur la foi et l’amour. Le travail d’un bouddhiste consiste à développer sa sagesse. Un Bouddha est celui dont la sagesse est pleinement développée.

D’une façon générale, la philosophie est l’étude de la nature et de la vie. Avec cette définition, on peut dire aussi que le bouddhisme est une philosophie, car c’est grâce à son étude rationnelle et expérimentale de la nature et de la vie que Le Bouddha a développé sa doctrine (Dharma).

Mais alors que l’objet de la philosophie est limité dans le monde phénoménologique, l’objet du bouddhisme est sans limites, il s’étend à l’univers tout entier et englobe toute chose. Le bouddhisme n’est pas seulement une étude rationnelle et expérimentale mais c’est aussi une pratique méthodique et expérimentée pour arriver à l’objectif final : le vrai bonheur, la libération totale de l’Homme.

Le bouddhisme est-il une religion ?

Si l’on entend par religion, la reconnaissance et le culte d’un dieu créateur tout puissant de qui dépend la destinée humaine, le bouddhisme n’est pas une religion. Le Bouddha affirme que la destinée de l’homme dépend de lui-même, de sa pensée, de ses paroles, de ses actes. L’homme est complètement responsable de son bonheur comme de ses malheurs.

Si l’on entend par religion, une organisation cultuelle avec des rites et des prières, on peut dire que le bouddhisme est une religion, car les bouddhistes ont le culte du Bouddha, du Dharma et du Sangha. Ils les considèrent comme des modèles parfaits à suivre.

Le bouddhisme est-il un humanisme ?

Oui, en ce sens que le bouddhisme est une religion qui prend pour but l’épanouissement total de la personne humaine. Le Bouddha révèle que la capacité de l’homme est immense, sans limites, et que les attachements humains ont limité et conditionné notre pouvoir. Il suffit de se libérer de tous ses attachements pour retrouver le pouvoir universel.

Le Bouddha est-il un Dieu ?

Les bouddhistes considèrent Le Bouddha comme un Grand maître, un Être Parfait, mais non pas comme un Dieu tout puissant, ni comme le créateur de l’univers. Le Bouddha lui-même n’a jamais prétendu être un Dieu ou un messager de Dieu.

Dans le bouddhisme, la notion du Dharma peut être considéré comme l’équivalent de la notion de Dieu créateur tout puissant. En effet, le Dharma est la Perfection, la Pureté, l’Eternel, l’Immensité, la Loi naturelle, l’Origine et l’Essence de Toute Chose. Le Dharma peut être considéré comme la force naturelle latente qui tend toujours à rétablir l’équilibre universel. Mais il ne faut pas personnaliser le Dharma en créateur ou en législateur. A part ce sens métaphysique, le mot « Dharma  » veut dire l’enseignement du Bouddha.

Dans le bouddhisme, on parle aussi des dieux, les devas, qui ont la même signification que les dieux dans la mythologie gréco-latine. Ce sont des formes de vie supérieures à l’homme mais encore imparfaites. Pour les bouddhistes, Le Bouddha est non seulement le grand maître de l’Homme mais aussi ceux des dieux.

Qui a créé le Monde et l’univers ?

Pour les bouddhistes, personne n’a créé le Monde et l’univers. C’est l’imperfection de nos sens qui nous fait percevoir le monde et l’univers de façon humaine. Les animaux voient le monde et l’univers autrement. Le Bouddha disait : « Nous sommes tous dans le Dharma pur et serein, mais chaque être vivant perçoit le monde et l’univers à sa façon, selon sa nature actuelle qui est la conséquence de ses ambitions et de ses actions antérieures. »

Qui a créé l’Homme ?

Pour les bouddhistes personne n’a créé l’homme. C’est notre ignorance originelle qui a engendré notre existence à travers le temps. A l’origine le Dharma est pur et serein. Dans cette sérénité règne la sagesse. A partir de la sagesse s’est élaborée la connaissance qui est notre ignorance originelle, car la connaissance implique la distinction entre celui qui connaît et les choses connues.

Avec l’apparition de la connaissance, l’homme commence d’ignorer sa nature première qui est le Dharma pur, serein, sans aucune distinction. C’est le commencement de la chaîne des relations de cause à effet. A partir de là, l’Homme prisonnier de ses désirs et de ses attachements, patauge dans le courant infernal de la vie et de la mort, dans l’océan des passions et des souffrances. Il ne sait plus comment s’en sortir.

Pour notre « délivrance », Le Bouddha nous conseille d’éteindre nos désirs, de briser la chaîne des attachements, d’être conscient que nous faisons partie du Dharma pur, serein et sans aucune distinction.

Il n’existe pas d’âme immortelle, mais il y a dans chaque être vivant une énergie vitale qui est la Conscience. Après la mort, cette énergie vitale, toujours conditionnée par son Karma, ses désirs et ses attachements va trouver une autre forme d’existence ou de vie pour manifester son Ego et réaliser ses souhaits. Elle sera alors conditionnée en plus par le nouveau support matériel qui est son corps et oubliera sa vie antérieure. Une personne sage, après sa mort, reste clairvoyante et peut choisir et planifier sa prochaine vie. Une personne moins évoluée, après sa mort, se laisse entraîner par son Karma, ses désirs, ses attachements vers un nouveau support matériel qui lui convient.

Y a-t-il un enfer ?

Oui, l’enfer est un lieu ou un état de souffrance intense. C’est la conséquence inévitable de l’homme qui a commis de mauvaises actions.

Qu’est ce que le Nirvâna ?

Le Nirvâna est un monde (ou un état d’âme) de bien-être sans souffrance. C’est la conséquence naturelle de l’homme sage qui a éteint ses désirs et brisé ses attachements. Le Nirvâna a plusieurs niveaux selon le degré de pureté acquis par chacun.

Quels sont les grands courants du bouddhisme actuel ?

Il existe actuellement deux grands courants :

A) Le théravada (Le petit véhicule) ou hinayana : c’est le bouddhisme conformiste qui essaie de respecter rigoureusement la tradition bouddhique du temps du Bouddha.

B) Le mahayana (Le grand véhicule) : C’est le bouddhisme qui essaie de respecter la tradition bouddhique tout en s’adaptant aux milieux socio-culturels. Ce courant se subdivise en trois branches :

a) Le vajrayana (Le véhicule du diamant), le bouddhisme ésotérique du Tibet : c’est le bouddhisme dont la pratique principale est centrée sur les Dhâranis (formules magiques), les mudrâs (signes magiques), les mandâras (prières magiques)

b) La Terre pure : c’est le bouddhisme dont la pratique principale est centrée sur l’utilisation du chapelet et la récitation du nom du Bouddha.

c) Le dhyana (zen) : c’est le bouddhisme dont la pratique principale est centrée sur la méditation.

Quelle est la morale bouddhiste ?

Dans ses prédications, Le Bouddha a beaucoup parlé de la bonne conduite des moines et des laïcs dans la vie sociale.

– La bonté ou la volonté d’apporter de la joie aux autres.

– La compassion ou la compréhension et la volonté de sauver les autres de leurs malheurs et de leurs souffrances.

– La réjouissance en voyant la joie des autres qui viennent d’être sauvés de leurs malheurs et de leurs souffrances.

– Le détachement, c’est-à-dire ne pas parler de, ni penser à ce qu’on a fait pour les autres.

Dans la pratique, chaque bouddhiste doit s’efforcer d’observer aussi strictement que possible les cinq préceptes suivants :

1.- Ne pas tuer

2.- Ne pas voler

3.- Ne pas commettre d’adultère

4.- Ne pas mentir

5.- Ne pas consommer de boissons alcooliques, ni de drogues.

Le régime végétarien est-il obligatoire pour les bouddhistes ?

Pour se perfectionner, chaque bouddhiste fait le vœu d’observer certaines règles de vie selon ses possibilités ; chaque communauté bouddhiste fixe des règles communes à suivre. Il en est de même pour le régime végétarien. Normalement les bouddhistes suivent le régime végétarien un ou plusieurs jours par mois ; d’autres sont complètement végétariens.