Louis-Marie et Angélique ont 4 enfants âgés de 2 à 8 ans, Melchior, Valentine, Léopold, Auguste. Ils sont arrivés en août 2020 à Singapour et se préparent, comme bon nombre d’entre nous, à fêter Noël loin de leurs proches.
Merci à Louis-Marie qui a accepté de partager la façon dont il chemine durant ces 4 semaines qui nous séparent de Noël.

 

Pour toi, que représente l’Avent ?

C’est ce moment particulier qui précède Noël, la naissance de Jésus. Je le vis donc comme un moment d’attente mais d’attente active, c’est à dire comme une préparation. Plus cette préparation sera vécue profondément, plus la fête de Noël sera belle, je pense. L’analogie qui me vient à l’esprit est celle du couple qui vit neuf mois d’attente avant la venue de son enfant.

Comment te prépares-tu à la naissance du Christ, personnellement et en famille ?

Je me prépare d’abord dans la prière et avec mon épouse nous prenons soin d’associer les enfants à cette démarche. Un outil simple et efficace que nous utilisons pour cela est le calendrier de l’Avent. Il nous permet de prier quotidiennement avec une phrase de l’Evangile que nous lisons et méditons en famille.
D’un point de vue plus personnel, j’ai pris l’habitude de prendre une petite résolution pendant l’Avent, un petit effort qui va m’accompagner durant 4 semaines jusqu’à Noël et qui me permet de me rappeler pourquoi et qui j’attends. Je propose aux enfants de faire de même.

Comment accompagnes-tu l’impatience des enfants pour la fête de Noël ?

Cette petite résolution est un moyen parmi d’autres. C’est long, ça coûte parfois mais on ne le fait pas pour rien, au contraire ! Pour utiliser là encore une image, nous sommes un peu comme des grimpeurs marchant pour atteindre le sommet de la montagne. Une fois arrivés à la cime, la vue n’a pas la même saveur après cet effort que si nous avions pris un téléphérique pour arriver en haut.
Bien sûr nos enfants, comme tous les autres, sont impatients de recevoir des cadeaux mais ce qui est certain,  c’est que le premier cadeau – celui duquel découlent tous les autres – c’est bel et bien la naissance du Christ !

L’Avent, c’est aussi un temps pour se mettre au service. Comment vis-tu cette dimension de l’Avent ?

Le service, à mon sens, ne veut pas dire tout faire, à tout prix. Je le vis donc d’abord comme le fait d’être disposé à aider si les occasions se présentent. Ces occasions à venir, je les confie au Seigneur dans la prière. Mieux que quiconque, il sait nous appeler là où nos talents peuvent être utiles !
Et puis, je pense que la prière en soi peut être vécue comme un service, une aide gratuite et désintéressée offerte à ceux qui nous entourent. Plus personnellement et à titre d’exemple, j’aime prier pour ceux que je croise dans le métro, ceux avec qui je travaille collègues comme patrons etc…

Noël, c’est une fête familiale… Comment appréhendes-tu ce premier Noël loin de tes proches ?

Je pense d’abord à tous ceux qui n’ont pas vu leur famille depuis longtemps. Ce n’est pas le cas pour nous qui sommes arrivés en août. Il n’empêche que nous allons vivre ce Noël loin des nôtres ! Je crois que cette expérience est justement l’occasion de s’interroger plus en profondeur sur la notion de famille… Sur la Croix, le Christ a dit à Marie « voici ton Fils » et à Saint Jean se tenant à côté d’elle « voici ta Mère ». Alors être chrétien, à mon sens, c’est reconnaître que sur le Golgotha une famille est née, une famille qui trouve sa source dans le Christ. Ce Noël sera donc différent de ceux que nous avons connu jusqu’alors mais, de fait, tout aussi fécond car il nous aide à réaliser plus encore ce qu’est la famille des Chrétiens.

de la CCF de Singapour, le 25/11/2020

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