Loi de Bioéthique

 

Le Père Pascal Boidin, mariste, Aumônier de la CCF de Londres, propose l’aide de la prière de Salomon pour guider avec sagesse notre discernement entre le bien et le mal.

Le songe de Gabaon (1 Rois 3, 5.7-12)

A Gabaon, le jeune roi Salomon fait un rêve. Dieu lui dit : « Demande ce que je dois te donner. » Salomon lui répond : « Donne à ton serviteur un cœur attentif pour qu’il sache gouverner ton peuple et discerner le bien et le mal… » Le jeune roi demande la sagesse, la capacité de discerner entre ce qui est bon et ce qui ne l’est pas. Il souhaite un cœur qui écoute.

Je me disais que nous pouvons faire notre cette prière de Salomon. Vivre en chrétien aujourd’hui, c’est être confronté à des questions difficiles dans nos vies familiales, professionnelles, ecclésiales ou de citoyens.

En France, le parlement vote ces jours une loi sur la bioéthique légalisant la procréation médicale assistée pour les femmes seules. Je vous invite à lire la réaction de la conférence des évêques de France : https://eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/eglise-et-bioethique/502357-bioethique-monde-dapres/. Au Royaume Uni, ces pratiques sont légales depuis longtemps, y compris les mères porteuses. Ces techniques remettent en cause les règles de filiation : qui est mon père ? qui est ma mère ? Elles peuvent être utilisées pour sélectionner des enfants « parfaits » et créer une société orwellienne.

Dans nos vies, nous sommes parfois confrontés à des situations où la réponse n’est pas évidente. Il nous faut chercher un chemin qui prenne en compte à la fois nos convictions, l’amour que nous portons à la personne concernée et le refus évangélique du jugement des personnes. La prière de Salomon peut nous aider à trouver une parole juste. Lorsqu’il juge entre deux femmes qui se disputent un enfant, il cherche à détecter les liens d’amour entre les femme et l’enfant. Celle qui désire que l’enfant vive est la mère. Où est la vie ? où est l’amour ?

Demandons à Dieu ce cœur attentif, capable de discerner le bien et le mal.
Et l’Eglise sera pour ce monde, un havre où tous pourront venir prendre du repos et choisir la vie dans leurs propres circonstances.

Pascal Boidin, mariste