Soutien CCF Chine

L’équipe coordinatrice des CCFM exprime son grand soutien non seulement aux CCF d’Asie mais maintenant, hélas, à celles  du monde entier en cette période de crise sanitaire Covid-19 qui se propage sur la planète entière et a déjà provoqué de trop nombreux décès.

En réponse voici les témoignages de :

 

 

Véronique, coordinatrice de la CCF de Chicago, le 27 mars 2020 :
Merci pour vos emails et informations qui nous rapprochent toujours un peu plus !
Nous pensons bien à vous tous qui vivaient pour l’instant un confinement bien plus strict que nous à Chicago.
Ici, le Lycée français a fermé ses portes assez rapidement, après l’annonce d’un cas positif, ce qui a forcé la communauté francophone à un auto confinement plus tôt que le reste des Chicagoens .
Les églises ayant aussi fermées leurs portes dans la foulée, nous avons suivi l’exemple de l’école et nous avons commencé nos réunions de KT avec Zoom vidéo, grâce à nos catéchistes qui sont extra !

Suivant cette idée, nous avons aussi décidé de célébrer nos messes en français à la même heure que d’habitude mais en direct via notre page Facebook.
Nous faisons bien attention à suivre les directives du curé de la paroisse américaine et nous devons être moins de 4 personnes dans l’assemblée et avoir les portes fermées au publique pour célébrer. Mais nous nous sentons bien chanceux de pouvoir le faire !
La bonne chose du confinement, c’est que notre père américain, père Timothy, ne voyageant plus, est plus disponible pour ces messes hebdomadaires ! Il a tout de suite répondu oui à notre appel et il m’a aussi dit qu’il acceptait d’être officiellement notre aumônier ! Ce qui est tellement plus rassurant pour moi !

Voila pour nos nouvelles! Même si je n’en donne pas bcp et je m’en excuse, vous restez bien présents pour la CCFC.
bien cordialement,
En union de prières
Véronique

Père Pierre Charignon, aumônier de la CCF de Tokyo, le 18 mars 2020 : 
L”hygiène et la discipline nippones ont certainement contribué à ce que l’épidémie se répande moins et moins vite que chez les voisins, notamment la Corée du Sud et Singapour. Il y a toujours beaucoup de monde dans les transports en commun avec 70 % de passagers masqués surtout pour adorer le dieu “Travail”.
En février c’est un événement périphérique qui a retenu l’attention avec le blocage, dans le port de Yokohama, d’un navire de croisière britannique avec des passagers de nombreux pays qui étaient contaminés.
Puis après un discours du premier ministre, qui annonçait entre autres la fermeture des écoles 15 jours avant les vacances, quelques évêques, dont celui de Tokyo, ont demandé d’annuler les messes dominicales du 1er et 8 mars et, dans un deuxième temps, celles du 15, 22 et 29 mars. Elles sont encore possibles en petits groupes, je les maintiens donc en semaine et le dimanche je les célèbre dans la chapelle MEP avec 6-7 personnes (les habitués des messes de semaine ou de l’adoration du jeudi soir). Ce dimanche 22 nous serons sûrement une quinzaine car j’ai proposé une étape de baptême (en fait, deux en une pour rattraper le temps perdu) à nos deux catéchumènes (Terumi Cecilia, jeune maman japonaise, et Casimir, diplomate togolais).
Les Lycées français internationaux de Tokyo et Kyoto étaient en vacances quand la mesure de fermeture des écoles a eu lieu mais au retour ils ont annoncé leur fermeture d’abord pour une semaine puis deux maintenant. Ce sont les parents qui aident leurs enfants à suivre les cours en ligne, comme maintenant en France. D’après une élève de 4ème qui prépare sa confirmation, ces cours ne sont pas une réussite technique : “on voit mal, on entend mal, on comprend rien”.
Pour la catéchèse, le groupe du quartier français Iidabashi peut continuer à se retrouver mais celui du dimanche qui est multiquartiers et avec des enfants en école japonaise doit trouver un autre mode de fonctionnement. Le courrier électronique permet certaines choses, par exemple de continuer le soutien annuel pendant le carême d’une école au Cambodge malgré l’impossibilité de vendre des gâteaux.
La distribution de ‘bento’ aux sans-abris par les Frères de Mère Teresa ne se fait plus, je ne comprends pas pourquoi ; bref, malgré les incantations pontificales les pauvres continuent de trinquer. En revanche nous n’avons pas de contrainte pour les visites au centre de rétention des migrants, ça nous donne même l’occasion de savoir si notre température corporelle est correcte ni à la prison de Fuchu où je suis attendu le 3 avril.
Bien sûr nous commençons à prévoir un plan B pour la Semaine sainte mais, contrairement au Vatican et comme à Valence, rien n’est décidé.

J’ai l’impression que la sérénité est plus grande qu’en France, c’est certainement dû à l’habitude japonaise des catastrophes en tout genre. Ici on dit même qu’en 2011, au moment du tsunami, ce sont les Français qui ont paniqué le plus et qui sont partis en masse. Je suis aussi impressionné par les Africains qui relativisent cette épidémie par rapport à celle d’Ebola qu’ils viennent enfin de maîtriser et qui fut autrement plus mortelle et dont on a beaucoup moins parlé.

Hier les Irlandais et quelques autres ont fêté Saint Patrick plus discrètement que l’an dernier mais les catholiques du Japon avaient une autre fête, celle de Notre-Dame de la rencontre des Chrétiens cachés, j’ai pris la messe en l’honneur de Marie, mère de l’Eglise. Cette rencontre a eu lieu avec le Père Petitjean, MEP, futur évêque de tout le Japon, en 1865 à Nagasaki dans l’église d’Oura.

Je vous partage la prière que nous allons utiliser dès demain, solennité de Saint Joseph.

Dans le désert où des privations nous sont imposées, où notre relation à Dieu se purifie, nous sommes encore plus unis par la prière.
Fraternellement.

L’aumônier de la CCF de Shanghai :
Oui, la crise est grave, aussi à Shanghai. Mais Wuhan et la province de Hubei sont vraiment le centre de cette crise qui chaque jour compte des nouvelles victimes.
Depuis le 24 janvier, veille de la CNY toutes les activités de la CCFS sont en suspens.
La ville dort, semble être morte, restaurants, lieux de cultes, musées, cinémas, opéra etc : fermés ! Donc pas de vie publique.
Les rues presque vides de circulations. On peut sortir pour s’approvisionner et en cas d’urgence….
Je vis donc presque comme un chartreux. Mais ça passera.
Et la vie normale de notre communauté en forte diminution reprendra son élan habituel.
Nous attendons des nouvelles directives des autorités compétentes.
Ainsi le diocèse de Shanghai nous a invité à compatir au peuple chinois qui nous est si cher. C’est son pays où nous sommes accueillis à vivre et travailler pour le bien de tous. Nous-mêmes nous sommes affectés par la crise sanitaire  actuelle dont personne ne sait à ce jour la durée. Nous attendons avec confiance et patience une parole libératrice de la part du diocèse de Shanghaï pour enfin pouvoir reprendre notre vie habituelle.
Entretemps je vous invite à rester fidèles à la prière et à la parole de Dieu.
Vous trouverez facilement sur internet les textes et prières et méditations.
Merci à vous tous de nous porter dans votre cœur et vos prières.
Que Dieu vous bénisse et vous garde en union de prière.
Dans la fraternité du Christ votre frère François-Joseph.
Shanghai, le 24 février 2020.

Caroline et son mari, parents de 4 enfants, une des familles de la CCF de Shanghai :
Après nos vacances du Nouvel An Chinois hors de Chine, nous sommes ensuite rentrés à Shanghai (nous avons fini par trouver des vols, les nôtres ayant été annulés, et avons traversé des aéroports vides, une drôle de sensation…) et travaillons tous à la maison (école et bureau) depuis 15 jours. Nous avons la chance d’habiter dans une maison, avec un jardin, et dans une résidence assez verte où quelques amis ont également fait le choix de rester. Du coup nous pouvons sortir, les enfants voient encore du monde, et nous aussi ! Tout était arrêté partout, chacun est chez soi, les rues vides, les regroupements sont interdits. Pas de messe ni autre activité paroissiale jusqu’à nouvel ordre.
Nous sommes bien déçus que le concert de Gregory Turpin ai dû être annulé. C’était une joie de pouvoir offrir un tel temps fort à la communauté.
Nous sommes encore dans l’incertitude sur les dates de reprise de l’école, des activités, et c’est ça le plus pesant, mais doucement la vie reprend. Les bureaux réouvrent, et il y avait aujourd’hui plus de trafic dans les rues. Les gens vont rentrer petit à petit, et les mesures de quarantaine deviennent de plus en plus strictes au niveau des résidences et des quartiers pour ceux qui rentrent (de Chine ou de l’étranger). Tout le monde semble être dans l’attente de ce que ces retours vont faire sur l’épidémie.
Shanghai, le 17 février 2020.

Raphaëlle, membre de la CCF de Wuhan :
Merci beaucoup pour vos pensées et prières !

Le choix a été cornélien pour certains de rentrer ou pas. Le médecin docteur Klein vient d’annoncer qu’il resterait pour soigner les malades à Wuhan. Mes collègues, sauf ceux mariés avec des chinoises, sont en quarantaine dans le sud de la France. Les paroissiens de la sainte famille sont pour la plupart bloqués en Chine : les pays africains ne sont pas je crois en mesure d’assurer de bonnes conditions sanitaires de rapatriement.

Triste nouvelle : un ami chinois catholique vient de m’apprendre qu’il a perdu un proche le 23 janvier. Paix à son âme.

Relisons ce qui à mis fin à la peste de Lisbonne en 1432 : tout le monde a écrit le nom de Jésus sur soi, sous son oreiller, sur sa maison, et a proclamé le nom de JÉSUS, «Dieu sauve » comme chacun sait. En quelques jours la peste qui a tué des milliers de personnes a disparu.
Il nous faut invoquer le NOM DE JÉSUS sur Wuhan !

Merci à tous.
Le 8 février 2020.

P. Rémy Kurowski, Aumônier de la CCF de Hong Kong :
Notre communauté s’inscrit dans le principe de précaution et met en place les mesures de prévention préconisées par le diocèse de Hong Kong et le gouvernement.
A la CCFHK nous avons suspendus la plupart des activités, sauf la messe de samedi soir (célébrée avec le masque et d’autres aménagements drastiques pour tous ceux impliqués dans la liturgie) et quelques réunions, mais n’impliquant pas les enfants. Pas mal de familles avec enfants petits partent en France, pour les lycées la préparation de bac devient compliquée. Les écoles sont fermées jusqu’à fin mars, beaucoup de français sont déjà partis ou partent pour au moins un mois, sinon plus. La situation évolue très vite, d’autres mesures vont être prises très rapidement !

Face à cette crise sanitaire durable et restrictive, n’autorisant plus à ce jour les rassemblements et donc les célébrations, les gouvernements et évêques de Chine et Hong Kong préconisent alors la communion spirituelle des fidèles. Le P. Rémy Kurowski explique dans une vidéo le sens de la communion spirituelle et comment la vivre. La CCF exprime également dans cette vidéo son grand regret de l’annulation du concert de Grégory Turpin et transmet son mot de soutien attentionné pour les résidants et les malades en Chine et à Hong Kong.
Hong-Kong, le 16 février 2020.

L’ensemble du réseaux des CCFM assure à tous ses amicales pensées et sa grande union de prière, sans oublier les malades et les familles de victimes !

Par ailleurs :